Transvilainie

Quoi de beau à Rennes le premier week-end de décembre? Un reportage quotidien au cœur du mal.

Samedi 5 décembre 2015

Il ne me reste de la rive gauche que les halls calmes, l’image d’attraction de la fête foraine attenante au service câlin a disparu. Concert rapide au Liberté, histoire d’emmagasiner quelques infra-basses. Traverse de la Vilaine, à la piscine St Georges, ça baigne au son des DJs perchés sur le grand plongeoir. Mix au Petit Bar, où je feuillette Ouest France, à voir : des gens contents qui ont connus les palpations du Parc des expositions, aussi un article sur Etienne Daho. Verre dans le verre cassé proprement en terrasse, alors qu’il est plus que compliqué d’entrer dans les jauges complètes des bars en trans. Heureusement, les potes sont DJs, passent de la musique à la Bernique, au Coin des Mondes, au Carnaby… Ambiance, on danse.

 

Vendredi 4 décembre 2015

Le citron sauveur, ciel bleu, 14h30, le jetlag rennais démarre avec brio. Retour au parc d’attraction vers 17h45, barres rouges sur mur bleu, l’Ubu égal à lui même. Le service « câlin » des Trans à l’entrée de l’Étage poursuit les palpations. Les musiciens jouent, les médias font leur job, le festival semble en forme.  Une nouvelle traversée de la Vilaine, coutume du premier week end de décembre, les pompes du Bistrot de la cité, Franky goes to Point-à-Pitre à l’Artiste assoiffé, les tampons 1 et 3 pour en sortir et y rentrer, le Kerviniou Dancefloor au Carnaby et ses prestigieux bijoux de variété. Bien.

Jeudi 3 décembre 2015

Après quelques minutes d’écoute à la conférence Pôle Emploi pour les intermittents du spectacle, je suis allée me faire palper corporellement à l’Étage par la sécurité, pour écouter deux minutes de musique, et ainsi passer quelques coups de fil avec du son derrière. Ensuite tout s’est accéléré : d’abord L’Endroit, puis Blindspot, le Oans Pub, le Petit Bar, Le Bistrot de la Cité, La Bernique Hurlante, Le Petit Bar, Le Bistrot de la Cité, puis Le Petit Bar. Un parcours bourré de rebondissements, illustré ci-dessous en images (et oui il est bien question d’images).

 

Ce reportage circule en rive gauche et en rive droite de la Vilaine. Idéologiquement, il part de deux postulats émis par deux photographes :

n°1 : « Le numérique c’est de l’image, l’argentique c’est de la photographie » propos écouté au Carnaby il y a quelques semaines déjà, et réfléchi depuis.

n°2 : « Ce n’est pas l’appareil qui fait que la photo est bonne ou pas, c’est le photographe » Propos recueilli à l’Étage ce jeudi en 3.

Ce reportage propose des images, faites avec un appareil photo qui n’en ai pas vraiment un, c’est un téléphone, dans lequel je n’ai pas mis le prix… Mais si on en réfère au postulat n°2, j’ai toute mes chances de faire une photo… Mais comme c’est du numérique, ce n’est pas une photo. Bref, ce n’est pas évident. Ce reportage transvilainique propose une vision outre-poncive de ce premier week end de décembre à Rennes.

Le dernier reportage en date sur un début décembre dans cette ville avait donné lieu à une carte postale. C’était en 2013.

Carte Postale de Rennes 6à8/12/13 from Coxypy on Vimeo.

Publicités